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Un article “presque” intéressant…

By Fabrice Pawlak

Cher(e)s gens du voyage,

Je vais d’abord vous raconter un peu la vie du réceptif de base puis on parlera un peu aussi de vous, l’agence de base.

L’année dernière, pendant la caravane Togezer, ce voyage de ville en ville pour danser la samba et apprendre de nouveaux pas, à la rencontre des agences, Rocco, responsable promo des réceptifs Terra me disait:

« Tu sais, sitôt passée la porte d’entrée de l’agence, mon arme inattendue, c’est mon prénom, il intrigue toujours, c’est comme ça, je peux rien y faire ! Après je déroule mes arguments… on choisit pas ses armes, on s’en sert ! »

A peine la haute saison digérée, vers début septembre, bien tabassé par une grève d’une compagnie aérienne locale, ou un cyclone, ou un blocage des routes par les mineurs, ou un gros imprévu à peine croyable, le réceptif est sur la route et il déroule les kilomètres de bitume et de salon… la caravane Togezer, Top resa, les soirées, les rencards, les rencontres, la famille parfois, puis les plus ambitieux enchainent avec l’ATTA, puis WTM avant de rentrer chez eux, enfin !… pour traiter les 300 emails de retard, la fin de saison, ou se mettent à construire tous les projets ubuesques imaginés avec les 10000 rencontres en plusieurs semaines de baroude professionnelle. Alors il rentre chez lui, épuisé sans encore descendre du TGV émotionnel … alors se produit le syndrome de « Patrick Bruel »…

Son épouse (ou son époux, ça marche peut-être encore mieux) va le chercher à la gare, lui demande si ça va et Rocco, le réceptif de retour chez lui, le coeur vaillant, va tenter un…

« … tu sais chérie, regardes ! c’était vraiment intense, il s’est passé plein de choses,… pfff.. une vraie boucherie, je te jure, regardes ! J’ai encore du sang sur les mains !!!! Mais nan je rigole ! ah ! et j’ai rencontré un type, et on a une idée de ouf, faut que je te raconte,… »

Son alter ego, au volant:

« … oui ok, tu me raconteras plus tard… Lucas est tombé malade, et pas de bol, la machine à laver est en panne, la galère… tiens va chercher une baguette, je me gare en double file, avant que ca ferme !»

Une heure plus tard, après avoir écouté les histoires des gamins (qui se foutent totalement de la révolution en cours dans la boite de leur père), … le dernier opus du Labyrinthe va sortir ! Pourquoi Alice au pays des merveilles elle se fait pas mal quand elle tombe dans le trou ?, après avoir vu le paquet de courrier administratif sur le bord de la commode à coté du rouleau de Sopalin, c’est bien normal, il a toujours été là d’ailleurs… on range la cuisine… cool… enfin… chez soi… avec sa femme… peinard…

Rocco:

« Tu sais chérie, j’ai appris vraiment plein de trucs pendant cette tournée, le web c’est fini, maintenant tout va être chamboulé par les blockchains et le monde va changer et… »

Son alter ego :

« désolé… mais vraiment je suis crevée, vaut mieux que tu me racontes tranquille, demain… tu veux bien sortir la poubelle pendant que je couche Riki ? »

En général, à ce moment là, tu enfiles ta doudoune, tu sors dehors, il fait nuit, il pleut, et tout en poussant ta poubelle, couvercle jaune du vendredi, vers le portail, tu te dis, grand sourire tout seul dans ton coin:

« … C’est bon d’être chez soi ! ».

J’imagine Patrick Bruel dans le même état après un concert de 10000 personnes sauf que lui c’est tous les soirs. Comme sa poubelle.

Début décembre, enfin la baisse saison, et la préparation du séminaire, barbecue géant ou autres festivités dignes du bon réceptif de fin d’année, mélangés avec les fetes de famille et les arrivées des groupes qui ont pensé â fêter le nouvel an chez vous.

Et si je reprenais le fil du vrai sujet ?

Une discussion entre Rocco et Cathy, du Tour Opérateur TicTacTours (oui, ce nom d’agence a existé, pourquoi ? on ne sait toujours pas), ca ressemble souvent à cela, sitôt passé le round de courtoisie et le regard intrigué du tout début:

« … bon Rocco, dis moi, t’as quoi de nouveau pour moi ? un truc hors sentiers battus, exclusif, une « pépite » ? tu comprends… je suis une passionnée de voyage et j’en ai marre des trucs à la con, j’aimerais bien de l’original. Allez, fais moi rêver ! »

Rocco, Terra Pérou:

« On vient de monter un truc sympa: « sur les traces de Pizarro », le conquistador de l’empire inca. On va suivre l’itinéraire de cette incroyable aventure, avec un guide conférencier et on pourra même se déguiser et à la fin, trouver un trésor, … enfin, un faux trésor… mais bon, c’est la quête le plus important, pas le trésor… »

Cathy, TictacTour:

« pas mal pas mal… mhhhh mon soucis, c’est que ça colle pas trop a mon image de marque, et puis tout seul, dans son coin, ce circuit va faire bizarre… T’as quoi d’autre ? »

Rocco, Terra Pérou:

« on a bossé sur « donnons un sens au voyage »…. mais attention… les 5 sens… l’odorat, le gout, l’ouïe, la vue, le toucher, et voila, on fait par exemple un circuit sur la gastronomie péruvienne. Bref, pimentez votre voyage au Pérou ! »

Au final, le boulot de Rocco va consister à comprendre le positionnement de Tictactours et tenter d’y répondre. Si l’agence TicTacTours s’est spécialisée dans le voyage-sur-les-îles ou les voyages-en-patins-à-roulettes-en-afrique, ça ne sert à rien de lui proposer un circuit sur les traces de Pizarro.

Surtout, TictacTour ne peut pas mettre un circuit thématique unique en brochure, il faut au moins constituer une collection, décliner un thème sur une dizaine de destinations. Et ce travail est un travail de longue haleine, il s’agit d’établir une marque, un cahier des charges reconnaissable, un savoir-faire, une réputation. On entre rarement dans une agence de voyage par hasard, on la choisit parce qu’on sait ce qu’elle fait.

Au fond, c’est proche du documentaire télé et beaucoup de lecteurs réceptifs seront d’accord. Le jeune réalisateur fougueux va trouver une pépite, THE idée de reportage, par exemple, « l’Ekeko, dieu de l’abondance dans les Andes » et tout le folklore autour. mais il ne le vendra jamais. Pas que l’idée soit mauvaise mais parce-qu’il faut que le reportage soit destiné à une émission et que le reportage colle au format, au ton, au thème de l’émission. Et c’est ainsi que beaucoup de réceptifs se sont retrouvés à rêver d’être le prochain Hemingway des Andes, à témoigner de ce monde si insolite… pour finir au mieux fixeur, organisateur, faire les demandes de permis de filmer pour quelques penny. Pour le prestige, alors ? pas toujours…

J’ai le souvenir du tournage pour cette émission « presque » inconnue mais pourtant à forte audience sur une grande chaine. Notre équipe avait fait l’essentiel: l’idée, le script, le lieu, la logistique, la reco, le fixeur, la popote, vraiment avions nous vraiment bossé et donné le meilleur de notre expertise terrain.

Le soir de la diffusion, assis confortablement devant l’écran télé, mon épouse à mes cotés, je découvrais la superbe réalisation du travail auquel nous prîmes part. Et vint le débat sur le plateau, apothéose et bouquet final d’émotions. Les larmes s’épongeaient avec des serpillières sur le plateau… quand un téléspectateur posa la question:

« … mais comment diable avez vous fait pour monter ce reportage sur place ? »

Je sentis alors la douce main de mon épouse se poser tendrement sur mon bras, et dans la promesse d’un regard attendrissant, je repensais à ces soirées d’octobre à pousser la poubelle sous la pluie… aaaah ! la vie…

Le journaliste répondit de manière humble, détachée, professionnelle:

« vous savez… c’est mon travail… c’est tout ».

Lot de consolation: votre nom, votre boîte, au bout d’un générique TV.

Faudra surement un jour, au sein de la Togezer, réaliser un recueil des « presque vu à la télé ».

Mais alors, ton article, il veut rien dire ? C’est le bazar, c’est du grand n’importe quoi ?

Et bien non ! Vous n’êtes pas arrivé jusque là pour rien:

Le réceptif a des « perles » en boutique mais les perles, il faut les assembler en collier. Ce sont nos collections Togezer. Pour vous, c’est difficile de rassembler une collection de circuits thématiques sur 10 destinations, ca vous prend des mois. Pour nous, c’est facile, et les membres réceptifs ne demandent que cela: vendre leur meilleure production, donner du sens au voyage, montrer leur experience terrain, s’inspirer de leurs homologues réceptifs, et s’ils le pouvaient, ils ne feraient que cela, des voyages réellement originaux.

Nous comptons réaliser uniquement des collections de qualité, innovantes, inspirantes et ne pas entrer en concurrence avec des fournisseurs de circuits classiques. Notre créneau, c’est la qualité, l’innovation, le décalé, l’exploration de nouvelles formes de voyage.

Et le service est gratuit ! … si, c’est « presque » gratuit. Les réceptifs nous payent un abonnement mensuel, et ce service de collection est inclus. Donc aucune com Togezer, aucun intermédiaire, le prix net du réceptif, le meilleur du marché.

Comment ca marche ?

Vous nous appelez, vous nous donnez votre cahier des charges (par exemple, le thème « des trains pas comme les autres » avec des paramètres techniques, une cible,…) ou on le dessine ensemble. On envoie votre « demande collection » à une sélection pertinente de nos membres réceptifs, un canevas, un délai de 15 jours, et hop, on attend les réponses. On vous remet les circuits, avec les contacts des réceptifs. EaZy !

Et si vous n’avez pas d’idée bien définie, voici la liste des collections « vitrines » que nous réalisons actuellement, livraison le 15 septembre 2018. Ces collections seront disponibles sur la plateforme Togezer, pour les professionnels.

Vous souhaitez monter une collection pour votre agence ? Prenons rendez-vous !

hello@togezer.travel

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LES COLLECTIONS BY TOGEZER

FAMILLE: Aventure en famille type “Chasse au trésor »…

L’enfant reçoit 1 mois avant le départ une lettre anonyme d’un « pirate » et un message sur une clé USD, le tout caché dans une bouteille de rhum… il doit se rendre au Corcovado le 1er aout à 14h… au cours du voyage, 4 épreuves feront gagner un morceau de carte à l’enfant… les morceaux de carte ré-assemblés constituent le cadre de la dernière excursion (par exemple canoe dans la mangrove au Brésil) à l’issue de laquelle l’enfant déterrera le trésor.

Au cours du voyage, 1 ou 2 soirées seront aménagées pour faire garder les enfants pendant que les parents sortent seuls dans un bon restaurant.

1 ou 2 hébergements seront réalisées dans une famille locale avec des enfants du même âge. l’idée est que le petit Lucas puisse partager une après-midi avec le petit Rodrigo en Amazonie.

(peut-être imaginé pour adultes, avec des sms ou un chatbot avant le message, histoire que ce soit une sorte d’aventure surprise)

COUPLES: demande en mariage, voyage à 2.

un voyage classique à deux que l’on va storyteller, pimenter d’un peu de teambuilding de couples. Et en fin de voyage, nous organisons une situation hyper favorable: par exemple le survol des chutes d’Igacu avec la coupe de champagne. On ne promet rien quant à la réponse de la fiancée…

« Voyage vers l’inattendu ». « voyage sérendipitique »

la sérendipité, c’est chercher une aiguille dans une botte de foin et y trouver un tunnel.

Il s’agit d’emmener les voyageurs dans un lieu INATTENDU (les montagnes du Montenegro, iles de Cies,…), d’organiser des rencontres INATTENDUES (des clowns, des collectionneurs de papillons, des gauchos,…) pour raconter un UNIVERS lié à ce lieu, à ces rencontres (le vin, le cirque, les eskimos, les danseurs de flamenco,…).

L’inattendu crée l’inattendu.

-8 jours de road-movie au Montenegro, a passer de Borat à Hotel Budapest: on fournit une voiture de location, un carnet de route, une poignée d’hébergements insolites, une partie « libre » avec des suggestions, une aventure de 2 jours en raft dans les gorges du Tara.

« les voyages dont vous êtes le héros »: à la fin de chaque “module”, tu joues pour savoir quel sera le prochain module.

« les vacances de mes potes »

Le réceptif monte le même voyage qu’il fait avec ses potes de passage. On est loin du voyage traditionnel, souvent collections de POI, à 2000 à l’heure.

Cela peut-être:

– une semaine dans un bicoque sur une plage du Nicaragua, déconnexion digitale assurée, à faire du surf avec le prof local et à pêcher du poisson.

– une semaine à La Paz et ses alentours, à faire la fête et des excursions à la journée, à la bolivienne.

« Vis ma vie de… »

Immersion du client dans la vie d’un autre:

« …de gaucho » — vivre dans une hacienda en Patagonie parmi les gauchos

« … de quechua » — vive dans le village de Tuni, cordillère Royale, dans le monde andin.

VINOMUNDO — saveurs du monde & convivialité.

Voyages qui utilisent le monde du vin pour partir à la rencontre d’un terroir, d’un patrimoine local, de personnages chaleureux.

L’Espagne, l’Italie, le Portugal, le Chili, l’Argentine, l’Australie, l’Afrique du Sud sont de grands vignobles.

Pour d’autres pays, on utilisera le cigare (Costa Rica), le Rhum (Panama, Bresil), le chocolat (Equateur)

GRANDES TRAVERSEES

Grande randonnées avec nuits chez l’habitant (pas de tente, ni de portage) et un itinéraire qui raconte une histoire, une épopée, un massif et sa population, un événement historique.

La randonnée est une forme de méditation, loin de l’exploit sportif. Le randonneur est en quête d’altérité. L’altérité, c’est la quête d’un ailleurs, la quête de l’autre en quête de soi.

FIESTAS AU BOUT DU MONDE (date unique)

– 5 jours de fiesta à Barcelone

– 6 jours à Rio pendant le carnaval — école de samba — participation au défilé — virées nocturnes.

– 12 jours en Bolivie pendant le carnaval d’Oruro ou le festival baroque des missions jésuites, haut en couleurs.

LES VOYAGES LITTERAIRES

Voyages autour de l’oeuvre d’un écrivain, de son oeuvre.

LES VOYAGES SERIES

On visite l’univers d’une série (Colombie pour Narcos, Nouvelle Zélande pour le seigneur des anneaux, Malte pour game of thrones, new-york pour sex and the city, etc…

DANSES DU MONDE

flamenco en Andalousie

tango à Buenos Aires

samba à Rio

LE DEFI

L’une des motivations du voyage est le dépassement de soi: stage de survie, ascension de sommets,…il faut donc sortir le voyageur de sa zone de confort, et le pousser à se dépasser.

LE VOYAGE TRANSFORMATIONNEL

Shanti, membre de Togezer, est un expert reconnu dans le voyage transformationnel (Inde, Indonésie,…) et cela nous a donné l’idée de créer une collection de voyage transformationnel.

« J’IRAIS DORMIR CHEZ VOUS »

C’est le concept de “nuits chez l’habitant”: il faut que la moitié du séjour soit chez l’habitant, à la rencontre de l’autre.

« IL EST LIBRE MAX »

Nous cherchons à creuser l’idée du voyage libre, ou le réceptif se transforme en une sorte de « conciergerie logistique ». Cela peut-être une sorte d’Autotour (location d’un véhicule + réservation d’une poignée d’hébergements + un bon carnet de routes et ses suggestions) que l’on agrémente d’un forfait conciergerie.

Le client peut appeler son concierge et réserver des services, demander des suggestions, ou modifier son parcours. Il a payé un forfait « conciergerie » ou un supplément de 10%. Le réceptif possède une fiche profil client afin de répondre au mieux au besoin des voyageurs.

CARAVANES

La caravane appartient à l’imaginaire du voyageur. Il s’agit d’insérer le voyageur dans une caravane réelle.

  • caravane de sel en Bolivie
  • caravane commerciale
  • caravane de camping car en Australie