Le Grand baZar de la rentrée

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Étiquette : empreinte écologique

#tourisme de masse #authenticité #RSE #population locale

Par Van Thai Nguyen, 34 ans, responsable marketing et produits de l’agence réceptive familiale TTB Travel basée au Vietnam depuis 1996.
vanthai@ttb-tour.com


Dans un article précédent de Togezer sur l’avenir des réceptifs, j’ai déjà souligné que notre rôle s’émancipe de plus en plus. Nous ne sommes plus un simple « logisticien » qui  exécute bêtement les ordres des voyagistes à l’étranger. De nos jours, nous sommes un véritable expert du terrain avec un esprit d’innovation très prononcé. 2012 constitue une autre année charnière pour le Vietnam. C’est à cette date que le tourisme de masse s’est invité chez nous. Il n’a pas fallu longtemps pour mesurer à quel point son « succès » s’accompagnait d’effets négatifs, pour le pays et pour ses habitants. Le tourisme de masse crée le clivage social, ridiculise notre culture et pollue notre patrimoine.

  • Responsabilité sociétale vis-à-vis de nos collaborateurs : La durabilité du tourisme commence d’abord par le respect de la population via une rémunération décente. La raison pour laquelle il y a une pénurie de guides francophones, c’est parce qu’ils sont mal payés, ce qui les forcent à amener les voyageurs vers les boutiques attrape-touristes dans l’espoir de compenser un salaire ridicule. Pour les convaincre de rester dans le métier, nous augmentons le salaire de base de 30% + bonus. Idem pour les chauffeurs. Trop souvent, les gens veulent être éthiques vis-à-vis des populations pauvres dans les régions lointaines. Mais ils ne sont jamais éthiques vis-à-vis des compagnons qui sont les plus proches de leurs voyages : guides francophones et chauffeurs.
  • Responsabilité sociétale vis-à-vis de nos prestataires : le tourisme de masse vient d’une participation active des groupes de promoteurs, à la fois vietnamiens et étrangers. Les grosses chaînes tiennent la suprématie dans le parc hôtelier vietnamien. On sait qu’il y a toujours une fuite de capitaux quand les Accor, Hilton, Marriott s’implantent dans notre pays. Donc, nous éliminons volontairement toutes les marques étrangères dans nos offres. Pas de MGallery, pas de Sofitel, pas de Novotel, chez nous. Tous les hébergements dans nos circuits sont tenus par des Vietnamiens.

En tant que petite structure familiale, nous n’avons pas de ressources financières pour « sponsoriser » des ONG comme font souvent plusieurs agences dans leur communication. Nous apportons plutôt notre expertise et nos connaissances en tourisme durable pour aider nos partenaires. Nous accordons l’importance à deux axes majeurs :

Lutte contre le sur-tourisme

Compte tenu de sa taille trop petite, se battre pour un tourisme responsable dans les grands sites est une bataille perdue d’avance. Au Vietnam, il y a deux fleurons du tourisme vietnamien : la baie d’Halong et Sapa. Victimes de leur succès, les autorités locales visent la quantité plutôt que la qualité. Statistiques embellissent l’image de leur mandat. Résultat : on aime bien accueillir 3 millions de Chinois dans la Baie d’Halong et 2 millions de Chinois à Sapa. On aime bien accueillir 1 million de croisiériste dans la Baie d’Halong. On aime bien la mise en place des parcs d’attraction qui flattent l’exploit technique des téléphériques. Par conséquence, ce sont les constructions massives partout, les bateaux-hôtels qui inondent la baie, les déchets jetés dans la mer, les pêcheurs chassés de leur lieu natal et remplacés par les éco-musées dans âmes. Idem pour Sapa dont l’identité culturelle des ethnies minoritaires est écrasée sans merci par les groupes de promoteur. On sait que 95% des touristes visitent 5% du territoire. Alors, pourquoi pas neutraliser cette tendance ? Voilà pourquoi TTB TRAVEL a fait le choix d’éliminer définitivement la Baie d’Halong et Sapa dans sa production depuis 2014.

Nous essayons de dispatcher les 95% de touristes vers les endroits moins connus mais autant sublimes. Nous décidons de commencer l’éducation environnementale avec des endroits vierges, là où les partenaires locaux sont plus à notre écoute. Il y a en plusieurs dans notre réseau, et souvent ce sont les villages où nous connaissons personnellement des acteurs impliqués : Hai Hau, Hoang Su Phi, Ba Thuoc, Binh Phuc, Vung Liem. Ainsi, nous co-construisons les projets de tourisme communautaire avec un fort accent sur l’empreinte écologique. Nous sensibilisons dès le départ les conséquences néfastes de la consommation plastique et proposons des solutions alternatives. Dans les régions comme Hoang Su Phi et Nam Dinh, nous exigeons de nos prestataires d’utiliser de l’eau préalablement bouillie, au lieu d’acheter des bouteilles plastiques. Les clients qui passent la nuit dans ces endroits peuvent remplir leur gourde, au lieu de gaspiller des bouteilles d’eau. Pour certains endroits comme Hai Hau et Hoang Su Phi, nous leur prodiguons des conseils techniques tels que : comment concevoir un site internet, travailler sur leur positionnement pour renforcer l’identité culturelle du lieu, comment mettre en place un programme de visite qui profite à plusieurs personnes de la communauté, comment mettre en place un processus d’accueil pour renforcer l’hospitalité du propriétaire, etc.

Pour sensibiliser les Vietnamiens à la notion de déchet, nous organisons gratuitement une activité de kayaking à Hoi An pour nos clients. L’idée est de pagayer le long de la rivière Thu Bon pour ramasser des déchets sur les berges, notamment des sacs et bouteilles plastiques. Dans certains circuits au Nord du Vietnam, nous proposons aux clients d’utiliser leur propre gourde et de la remplir avec de l’eau bouillie à chaque étape. En moyenne, un client consomme une bouteille 500ml par jour, et pour un circuit de 15 jours sur place, c’est en gros une trentaine de bouteilles en plastique gaspillées. Avec une gourde, on peut sauver notre planète. A petits pas, nous pouvons réduire considérablement la consommation plastique.

Axe sociétal

Danse Apsara, Cambodge

Enfin concernant l’aspect sociétal, nous encourageons l’entrepreneuriat local et les porteurs de projets communautaires que nous soutenons techniquement et conseillons. Idem avec les prestataires et artisans que l’on aide à mettre au point des produits touristiques non réducteurs, mettant au contraire en valeur notre culture et les traditions locales. Et comme ces produits plaisent aux voyageurs, ces personnes en vivent de mieux en mieux. Par exemple, l’ONG Zo Project vise à préserver le métier de fabrication du papier ancestral. Via l’innovation, nous avons élaboré conjointement avec les membres des produits touristiques tels que : atelier de découverte, atelier de travaux manuels, création d’objets cadeaux dérivés. Tout cela crée du travail complémentaire pour les artisans. Concrètement : nous achetons de nombreux produits chez Zo Project pour offrir à nos clients : lampions, estampes, calendrier, etc.

Nous recommandons aussi Zo Project à nos prestataires (restaurants, hôtels) pour qu’ils achètent leurs produits. Cela génère des prises de commandes stables pour les artisans. Nous soutenons le slogan « les Vietnamiens achètent vietnamien ». En outre, nous intégrons l’atelier de travaux manuels de Zo Project dans certains de nos circuits, notamment pour les voyage en famille. Les enfants adorent ça ! Du coup, la visite en question permet de rémunérer les artisans qui accompagnent les enfants pendant la réalisation des œuvres. La rémunération va directement dans la poche des artisans. Tous ces revenus sont largement supérieurs à la marge qu’ils réalisent sur une estampe traditionnelle vendue. L’honoraire payé pour une séance d’atelier de 2h équivaut à 20 fois la marge sur une estampe traditionnelle (et il faut 2h pour finir le travail de chaque estampe).  Nous multiplions cette démarche pour les autres activités telles que la cueillette de thé dans la région de Thai Nguyen, la fabrication de cerf-volant à Hue, etc.

La forme même de nos voyages, ancrés dans le local, en fait des actes solidaires. L’argent dépensé par le voyageur bénéficie directement à l’habitant local. Nous sommes solidaires et équitables puisque nous varions nos contacts et favorisons ceux qui sont communautaires : famille d’accueil, artisans et fabricants (alcool, sauce de poisson, etc.), tous profitent de ce tourisme villageois.

Réinventer le voyage porteur de sens

Par Alix Gauthier, 34 ans, diplômée de Sciences Po Paris et HEC Entrepreneurs

Après 5 ans de salariat en grand groupe en marketing et communication (Pernod Ricard), j’ai co-fondé Copines de Voyage et Petits trips entre amis, que j’ai quitté cet été. J’accompagne désormais les jeunes entreprises du tourisme dans leurs problématiques de positionnement, organisation et croissance ! Vous pouvez me contacter par mail : gauthieralix@gmail.com


Jamais notre rapport au voyage n’a été autant questionné dans les pays européens. A la rentrée des classes en Septembre cette année, on pouvait entendre beaucoup de parents revendiquer assez fièrement des vacances « 100% made in France ». Émettre un certain scepticisme envers les séjours européens ou longs courriers de 5 à 15 jours, fortement consommateurs en kérosène, en énergie, et en désagréments liés à la surfréquentation touristique des mois de Juillet et Août. Plus particulièrement chez les « CSP+ », ces catégories socio-professionnelles supérieures, dont les moyens financiers en font, à coup sûr, le profil type de clients des réceptifs Togezer.

Et les chiffres de l’été 2019, publiés par le SETO (en octobre 2019), semblent corroborer ces conversations de sortie d’école : la France a connu une croissance des voyageurs de 5,6% (en voyages à forfait), là où le moyen courrier et le long courrier ont déçus (respectivement -4,2% et 0,9%). Bien sûr, les mouvements sociaux français ont eu un impact majeur, mais comment ne pas s’interroger, derrière ces chiffres, sur certains signaux qui apparaissent dans le rapport au voyage des sociétés les plus industrialisées ?

Si certaines tendances de fond pourraient nous laisser craindre un recul du marché de la consommation touristique en chiffre d’affaires, il est plus probable qu’il s’agisse simplement d’une mutation dans notre façon de voyager, par laquelle le voyage devient un événement, plus rare, plus intense, plus riche en terme de sens pour l’individu.

Il y a encore quelques années/mois, la fréquence de vos voyages, l’exotisme de vos destinations, la richesse de vos rencontres locales, étaient unanimement reconnues comme vertueuses. Désormais, l’acte de voyager n’est plus un fait aussi consensuel.  L’acceptation sociale du lourd bilan carbone lié à l’utilisation du transport aérien en est bien sûr une cause directe. Mais d’autres paramètres contribuent à cette modification des perceptions : dans des vies professionnelles soumises au stress, des vies personnelles qui laissent peu de moments de qualité en famille, l’aspiration au « slow travel » semble de plus en plus forte. Et se poser dans un lieu hexagonal, en reconnexion avec la nature et ses proches, un projet qui devient fortement désirable. A l’opposé, donc, des formats traditionnels  de voyages « vacances scolaires », qui nécessitent du temps et de l’organisation en amont et génèrent eux-mêmes du stress et de la fatigue. A fortiori si le voyage implique le passage par des sites ou itinéraires sur-fréquentés, par le cumul de touristes à certaines périodes de l’année, ou l’accélération du tourisme outbound parmi les populations des pays émergents.

Pour autant, je crois assez fortement que ces phénomènes ne constituent pas la mort à petit feu du tourisme moyen et long courrier des français, mais plutôt une mutation en devenir, selon le concept économique Schumpeterien de destruction créatrice. Netflix fait certes trembler Canal +, mais la consommation de contenus vidéos des français n’a jamais été aussi élevée !

Et ceux là même qui revendiquent des vacances 100% françaises formulent aussi, en parallèle, des projets de voyages longs, immersifs, et porteurs de sens.

Pour certains, ce projet sera un congé sabbatique « Tour du monde », en famille, de 6 mois à 1 an, voire plus, pour recréer un lien fort et impérissable au sein de la cellule familiale. L’émission « zone interdite » en a fait sa marque de fabrique, avec 4 à 5 épisodes par an dédiés à ces familles qui changent de vie, partent faire un break pour un tour du monde. Si cette répétition crée une overdose chez certains téléspectateurs, les belles audiences de ces épisodes incitent la chaîne à reprogrammer régulièrement le sujet.

Pour d’autres, ce projet se construit autour du dépassement de soi, physique ou psychologique : une retraite méditative, transformationnelle, une itinérance exigeante en vélo, à pieds, en traversée, chacun à son niveau. Pour un break à un moment de changement de vie, de remise en cause personnelle, suite à un événement personnel ou professionnel. A la manière d’Elisabeth Gilbert dans son récit « mange, prie, aime », ou de ces étudiants ou jeunes actifs qui veulent découvrir le monde lors d’une phase de transition. A l’image de ces quelques 300 participantes qui partent chaque année pour le raid Amazones, des femmes ordinaires, et non pas des sportives de haut niveau, qui sortent de leur confort quotidien, de leurs obligations de maman, pour se confronter pendant 5 jours de raid à des épreuves physiques dans un environnement lointain. Ou bien de « Copines de Voyage », qui permet à certaines femmes de se lancer pour la première fois dans un voyage à l’étranger. Ou encore de ces femmes et ces hommes qui se lancent un défi de dépassement de soi par le biais d’une exploration, avec Explora Project. Ou enfin, de ces passionnés, capables de traverser le monde pour participer à des compétitions ou évènements mythiques, qu’il s’agisse du marathon de New York, du Burning Man festival, ou d’un IronMan (triathlon).

Voyager moins souvent loin, mais dans un cadre plus fortement porteur de sens pour soi. Les projets cités ci dessous ont tous pour dénominateur commun la recherche d’une «expérience mémorable». Comme le rappellent les chercheurs et professeurs Hélène Michel, Dominique Kreziak et Marielle Salvador dans leur article « la microaventure, le voyage en bas de chez soi » : « Une expérience mémorable comprend trois dimensions clés : une dimension personnelle et psychologique liée à l’émotion, une dimension culturelle liée à l’environnement, et une dimension relationnelle. (…) Nous sommes désormais dans une « économie de l’expérience » où les acteurs du tourisme s’organisent pour répondre à cette recherche par l’individu d’un authentique soi (…). »

Les esprits chagrins y verront un rapport plus égoïste au voyage, par lequel on recherche, à l’étranger, un miroir de soi pour y trouver des réponses, une émotion. D’autres se réjouiront que le tourisme moyen ou long courrier retrouve de sa sacralisation, de son exceptionnel, qui marque un point de passage, avec un avant et un après. Et les entrepreneurs y verront une opportunité de réinventer le tourisme de demain, en s’interrogeant sur la façon de réinventer un voyage mémorable pour nos clients !

*étude SETO été 2019, publiée en octobre 2019
** https://start.lesechos.fr/actus/tendances-societe/la-microaventure-le-voyage-en-bas-de-chez-soi-16430.php


S’engager, pas toujours facile mais indispensable !

Par Bianca Von Lieres, namibienne de 47 ans, fondatrice de Matiti Safaris en Namibie.

Diplômée de « Retail Business Management » au Cape Technikon, puis 2 ans guide freelance en Namibie, j’ai fondé le réceptif Matiti Safaris en 1999 avec Gwendal Cochet pour valoriser le patrimoine exceptionnel namibien. Notre réceptif est le spécialiste francophone du voyage sur-mesure en Namibie, l’équipe compte aujourd’hui 60 employés. Contact : bianca@matitisafaris.com


Notre mission est celle de la plupart des réceptifs dans le monde entier : accueillir les voyageurs dans les meilleures conditions possibles et leur faire découvrir les beautés de la Namibie tout en ayant une bonne influence sur les communautés et le pays dans lequel nous vivons.
Cela passe aussi par le bien-être de nos employés, leur formation et leur accompagnement jour après jour. Notre principale clientèle parle français, aussi, nous employons quelques guides étrangers. Néanmoins, notre but principal est d’offrir de nouvelles opportunités aux Namibiens, et leur permettre d’accueillir et guider notre clientèle francophone. Nous offrons une formation complète qui va des techniques de guidage aux cours de français dispensés gratuitement au sein de notre entreprise. C’est un risque certes, car il est arrivé que des guides formés nous quittent à la fin de leur apprentissage, mais nous sommes persuadés que les Namibiens sont les meilleurs ambassadeurs de leur pays, et leur formation est également une garantie pour nos clients et pour notre réputation auprès de nos agents. Aujourd’hui, nous avons parmi nous plusieurs guides namibiens qui parlent couramment français et guident en parfaite autonomie.  

Il ne faut pas oublier notre équipe au bureau : elle a cette même opportunité d’apprendre le français. Tous nos documents de voyage sont en français et sont souvent rédigés par des personnes sans aucune connaissance de la langue française (cela demande une vérification rapide par une personne qui connaît la langue). Pour faire gagner du temps, nous encourageons les consultants à participer aux cours de français proposés gratuitement dans nos locaux, en partie pendant les heures de travail (sur un cours de 1h30, une heure se déroule pendant les heures de travail, et 30 minutes pendant leur pause déjeuner). Environ 50% de nos consultants ont déjà une très bonne notion du français et peuvent le lire (le parler est un peu plus difficile).
20 ans après sa création, Matiti Safaris compte aujourd’hui plus de 60 employés dont la grande majorité est namibienne. Avoir un emploi c’est subvenir à ses besoins, ceux de sa famille mais aussi avoir accès à de nouvelles opportunités au sein de son entreprise. Nous sommes donc fiers de pouvoir rallier nos employés à nos valeurs et faire en sorte ensemble que notre empreinte en Namibie soit la plus vertueuse possible.
Nous nous engageons depuis le début dans des projets solidaires. Nous croyons en effet en un tourisme durable et bénéfique pour tous. Il y a plus de dix ans maintenant, nos employés ont créé un « Social Committee » et aujourd’hui nous avons différents projets et actions mis en place tout au long de l’année :
Nous organisons des soupes populaires dans le quartier de Katutura en partenariat avec l’association Family of Hope qui vient en aide aux enfants défavorisés ou orphelins.
Nous cuisinons et servons des dîners dans une maison de retraite également située dans le quartier populaire de Katutura.
Nous récoltons des habits, jouets et objets courants de seconde main auprès des employés et des voyageurs que nous accueillons et les distribuons lors de soupes populaires ou les vendons à tout petit prix pour récolter des fonds et financer de nouveaux projets.

Les autres projets durables qui nous tiennent à cœur sont :

Le Rhino Tracking

Notre circuit Moringa inclut une excursion avec un ranger local sur les pistes reculées du Damaraland à la recherche des rhinocéros qui vivent en toute liberté dans cette région. Nous proposons également sur demande cette activité dans nos circuits guidés privés.
Matiti Safaris travaille avec les rangers locaux afin de leur fournir du travail, un revenu et de les impliquer dans la protection des rhinocéros. Les rangers reçoivent une formation donnée par le SRT (Save the Rhino Trust). Lorsqu’ils partent avec nos clients en excursion, cela leur permet de donner d’importantes informations aux clients sur l’environnement, leur travail, les rhinocéros mais aussi de faire une patrouille anti-braconnage en bénéficiant de notre véhicule pour cela et de noter tout comportement anormal afin de le reporter ensuite.
En 2018, l’association Save the Rhino Trust travaillant dans la région du Kunene, est fière d’annoncer la naissance de 9 rhinocéros dans la région Erongo-Kunene, contre 0 rhinocéros tué par des braconniers.
Une victoire dans la protection de ces animaux et la lutte contre le braconnage !  Rhino + 9 ; braconniers 0

Go Green Matiti #Less Plastic Is Fantastic

Durant nos circuits guidés, pour augmenter la qualité de notre service, nous offrions chaque jour de l’eau en bouteille à nos voyageurs, qui était jetée une fois vide. Afin d’augmenter notre engagement écologique, et de diminuer la pollution plastique en Namibie, les voyageurs recevront désormais une gourde en cadeau de bienvenue, qu’ils pourront remplir au fur et à mesure du circuit avec de l’eau filtrée stockée dans des containers de 10 litres. Chaque container est stérilisé et réutilisé. Le guide assistera les clients pour remplir leur gourde.
Si vous le souhaitez, pour un coup minime nous pouvons faire mettre votre logo avec celui de Matiti Safaris sur les gourdes. Merci de me contacter si cela vous intéresse.

 Let’s keep Namibia picture perfect !

TOSCO Sponsorship

TOSCO (Tourism Supporting Conservation – https://tosco.org/) est une association namibienne à but non lucratif œuvrant pour le tourisme responsable et la préservation de l’environnement. TOSCO soutient la recherche scientifique, ceux qui vivent avec la faune sauvage et la sensibilisation du public pour le bénéfice de tous.
TOSCO s’engage à augmenter l’impact positif du tourisme sur trois niveaux :

  • Économique en créant des bénéfices financiers pour les communautés locales
  • Social en prenant soin et en respectant les cultures traditionnelles et locales
  • Environnemental en protégeant la biodiversité (faune, flore, paysages)

Matiti Safaris est le sponsor le plus important de l’association TOSCO afin de soutenir ses différents projets : participation aux frais d’adhésion annuelle, versement volontaire d’une contribution fixe pour toute personne faisant des excursions dans les rivières de la région du Damaraland (notamment à la recherche des éléphants du désert, c’est-à-dire dans l’Huab/Aba-Huab, Hoarusib, Ugab…), financements de projets ponctuels au cours de l’année (ex : pour le comptage de la faune sauvage en partenariat avec le Ministère de l’Environnement et du Tourisme et autres associations).
En plus d’un apport financier, l’équipe de Matiti Safaris participe bénévolement et de façon régulière aux événements/projets organisés durant l’année.

Go Green Matiti #CarbonOffSettingProgram

Durant nos voyages, il ne nous viendrait pas à l’idée de laisser des détritus derrière nous et nos guides font de leur mieux pour sensibiliser nos voyageurs sur ce sujet. Mais il existe aussi une pollution invisible qui est celle des moteurs de nos véhicules. Le tourisme est aujourd’hui responsable à hauteur de 8% du réchauffement climatique mondial. Mais la bonne nouvelle est que des arbres peuvent nettoyer cela après notre passage. Encore faut-il les planter !

En 2018, Matiti Safaris a pris part de façon active au projet de pépinière avec TOSCO et ELOOLO PERMACULTURE (http://www.tosco.org/cleantravel).
Depuis le 1er janvier 2019, cette formule est automatiquement incluse dans tous nos départs garantis (Moringa, Visions Australes et Namibian Highlights). Et proposée en option pour nos circuits en version privative aux agences.
Le but étant de proposer à nos/vos voyageurs de réduire leur empreinte écologique en Namibie durant leur voyage en sponsorisant des arbres qui seront plantés afin de compenser les émissions de carbone émises par les véhicules.  
C’est un pas majeur vers un tourisme plus durable que nous prenons ensemble. Un opérateur touristique tel que Matiti Safaris se doit de montrer l’exemple et de prendre ses responsabilités dans le combat contre le réchauffement climatique.

ELOOLO PERMACULTURE plante des arbres dans les communautés locales et les écoles qui en prennent soin et en bénéficient directement à l’aide d’un système de permaculture mis en place, permettant aux familles de profiter des différentes cultures pour se nourrir et en retirer des revenus complémentaires.

Investissement dans l’immobilier

Investir dans l’immobilier est une façon d’aider les personnes à gagner un revenu supplémentaire. Il est difficile pour une personne en Namibie de pourvoir acheter seule sa maison. Nous avons alors créé des associations d’employés avec l’aide de Matiti Safaris pour permettre aux personnes travaillant chez nous d’investir et d’être actionnaires à hauteur de leurs moyens dans l’immobilier.  Une fois cet investissement payé, ils retirent des bénéfices des loyers payés.

Bien sûr nous pouvons toujours mieux faire, et on continue à chercher de produits locaux intéressants à soutenir et des nouveaux projets à développer (toutes vos idées sont les bienvenues !). Le plus important, c’est de commencer quelque part, et d’avancer dans la direction qui bénéficie à tout le monde !

L’Édito de Tom, le vrai…

Mais tu peux pas être écolo ! Tu vends des voyages !

Voilà ce que vous risquez d’entendre les prochaines années… voilà ce que nous entendons parfois depuis quelques mois; depuis que nous avons eu une crise “d’éco-conscience”.
Fabrice, mon associé, a commencé à m’envoyer des “signes” courant juillet en me demandant comment était le climat à Marseille, ce que j’en pensais. Je répondais naïvement “Ben il fait chaud et j’adore quand il fait chaud…
C’est en août, quand il m’a appelé que j’ai vite senti que beaucoup de choses se bousculaient dans sa tête. Il me recommanda alors d’écouter Jean-Marc Jancovici et son interview sur le site de Présages : https://www.presages.fr/blog/2018/3/12/jean-marc-jancovici.

Et à partir de là, il n’a eu cesse de m’alimenter de livres, podcasts, vidéos sur le sujet… mon associé a été mon “déclencheur” sur cette prise de conscience.
Chacun aura son déclencheur, son révélateur, et nous avons décidé que Togezer devait essayer humblement de jouer ce rôle en lançant une réflexion, un think tank autour de ce sujet.

De quel sujet parle-t-on ?

Ce que nous avons réalisé dernièrement, ce n’est pas juste que la Terre se réchauffe et que l’humanité pollue trop. Nous l’avons traité d’abord comme de la gestion de risques en évaluant les conséquences et les probabilités de chaque scénario sur la table: conséquences politiques, économiques, sociologiques, professionnelles, personnelles. Au final, cela a affecté notre manière de penser et d’appréhender l’avenir.
Cette vidéo courte et dynamique définit bien le sujet : cliquez ici pour voir la vidéo

Sans vouloir faire une explication exhaustive, voici quelques éléments clés sur notre cheminement.
L’Homme est obsédé par le concept de croissance de la production. Tout notre système économique actuel est basé là-dessus.

Il est également basé sur un postulat de départ exprimé par Jean-Baptiste Say dans son cours complet d’économie politique pratique, en 1828-1930 :  » Les ressources naturelles sont inépuisables, car sans cela nous ne les obtiendrions pas gratuitement. Ne pouvant être ni multipliées, ni épuisées, elles ne sont pas l’objet des sciences économiques.  » 

Malheureusement, ce postulat est faux, on le sait aujourd’hui avec certitude, les ressources sont épuisables et ne sont pas gratuites.

Rien de nouveau sous le soleil me direz vous. Mais imaginez un monde où effectivement le coût de l’énergie augmente drastiquement, débouchant sur une augmentation forte du prix de tous les produits carbonés, c’est à dire à peu près tout. Essayez de passer une journée à réfléchir à l’impact carbone de tout ce qui vous entoure, de ce que vous achetez, de ce que vous jetez…
C’est à devenir fou de se rendre compte à quel point nous sommes intoxiqués au pétrole, à la croissance…

Le système est lancé dans une course folle, nous sommes tous conscients de cela et nous ne savons pas comment le ralentir, l’arrêter. A sa manière, chacun y va de son geste, de son implication tant que cela ne bouleverse pas son confort. C’est tellement difficile d’essayer de changer ! Je vis toutes ces contradictions au quotidien.

Alors que pouvons-nous faire ?
Cet article résume bien la problématique :
https://youmatter.world/fr/ecologie-eco-gestes-impact/

La solution viendra de ceux qui osent “rêver et imaginer ”

La solution doit venir des citoyens mais aussi de ceux qui ont un impact plus global.
Malheureusement, les grands acteurs économiques, les hommes politiques n’arrivent pas à prendre conscience de l’urgence, ou tout simplement n’arrivent plus à sortir du système en marche.

A quel moment la prise de conscience s’emparera de tous ces acteurs ?
A quel moment cela déclenchera l’innovation, l’invention suffisante pour ralentir et permettre de continuer à croître autant en ayant un impact écologique minime ?

Nous n’avons évidemment pas la réponse à cela et nous ne portons aucun jugement face à ce manque de réaction.

Cependant, nous pensons qu’une part de la solution viendra de ceux qui osent rêver, imaginer un monde différent et meilleur.
Cette peur, ou cette déprime qui peut s’emparer de nous face à un constat anxiogène, sera génératrice d’idées et nous poussera à nous réinventer.

Alors, humblement et parce qu’il faut bien commencer quelque part, nous allons lancer Togezer et ses membres dans cette réflexion commune. Beaucoup d’énergie se dégage de cette “bande de réceptifs” que vous êtes et de tous ceux qui “virevoltent” autour de Togezer.

Imaginez si nous mettons toute cette énergie à réfléchir à un tourisme différent, meilleur.
Imaginez si nous réfléchissons ensemble à rendre nos entreprises plus durables, autant écologiquement qu’économiquement.
Imaginez que nous réfléchissions ensemble à des systèmes de management et d’organisation plus horizontaux et plus justes…

Dans 20 ans, même si on se trompe, on aura participer à changer certaines choses et on l’aura fait ensemble… Togezer…
Tous ces changements vont clairement avoir un impact sur notre métier qu’on le veuille ou non, en tout cas, je le crois.
De quelles manières ? Je n’en sais rien. Les touristes vont-ils arrêter de prendre l’avion et se tourner vers la micro-aventure ? 
Vont-ils décider de voyager plus longtemps dans chaque destination, en voyageant moins mais mieux ?
Allons-nous être obligés de voyager virtuellement via des casques de réalité virtuelle ?

Des questions plus larges se posent aussi. En terme de management par exemple, les nouvelles générations arrivent sur le marché du travail avec cette volonté de donner du sens à leur métier, à être des éco-citoyens responsables et ils cherchent un système plus juste, loin des modèles verticaux que nous avons connus.

Puis, nous avons dressé chez Togezer quelques pistes de réflexion en anticipant le prochain numéro du Yakafokon qui aura pour objet : “ Quelles solutions pour après-demain et comment augmenter l’intérêt sociétal de nos entreprises ?
Ce sera le thème du prochain Yakafokon, à sortir dans quelques mois, et l’idée est d’aller au delà du constat et tenter d’inventer le voyage de demain. Nous avons déjà reçu une dizaine d’articles remarquables, voici un petit teaser: le slow travel, cinema&voyage, famille&voyage, voyage et serendipité, voyage local, le trek2020, partager la vie locale, l’oenotourisme, microaventure, voyage & tour du monde en voilier…

Vers un plan B

Je suis associé de Terra Group, un groupe de réceptifs, co-fondateur de Togezer et je ne m’imagine pas en tant qu’entrepreneur ne pas commencer à réfléchir à un “plan B” face à ce qu’il se passe. Je ne souhaite pas que nos associés, nos salariés, nos partenaires externes, et par extension ma famille et moi-même soyons impactés par ce qui risque d’arriver faute de “courage et de vision”.

Le plan B : c’est utiliser notre réseau, notre expertise et bouleverser notre business model, nos organisations pour nous préparer à ce qui arrive.
Dans le cas du tourisme, cela peut nous amener à remettre totalement en cause le produit que l’on vend : le voyage.
Un réceptif a souvent un excellent réseau local, en plus de vendre du voyage c’est un fabuleux logisticien, avec des équipes bien implantées dans le pays qu’il opère.

L’objectif du plan B est d’utiliser ces ressources pour développer une autre entreprise en parallèle de son métier actuel. Ainsi son entreprise a deux activités, et en cas de chute du tourisme alors il peut bifurquer sur l’autre activité.
Comme disait Lavoisier : “Rien ne se perd tout se transforme” et le réceptif pourra alors s’en sortir. 

Et dans le meilleur cas, c’est à dire le cas où nous aurions tort et que le tourisme continue sur sa croissance, que l’on trouve des solutions vertes et durables pour continuer à voyager, alors nous aurons deux métiers et nos entreprises seront encore plus florissantes.

Ce n’est pas la première fois que nos entreprises sont confrontées à une telle transition. Ces débats ont également eu lieu lors de la transition digitale qui a bouleversé notre métier.
Ces transitions entraînent la confrontation de deux “visions” de l’avenir faisant appel aux mêmes leviers.
Cet article détaille bien les liens entre ces deux transitions : https://www.cairn.info/revue-responsabilite-et-environnement-2017-3-page-5.htm#

Pour Togezer, nous allons mettre en place ce plan B.
Nous réfléchissons encore à différentes pistes.

Ce numéro a pour but de faire un constat de ce qui se fait chez différents réceptifs ou acteurs du voyage.
En essayant de répondre à la question : “ Comment réduire l’éco- empreinte du tourisme ? ”.
Pour cela, nous ouvrons le débat, la discussion, vous êtes tous amenés à donner votre avis, nous parler de vos solutions.

Pour les moins informés sur le sujet, nous avons mis en place une médiathèque, non-exhaustive, de nos meilleures lectures, podcasts ou vidéos.
N’hésitez pas à nous en demander l’accès à fabrice@togezer.travel ou à nous écrire afin d’y contribuer.
Cette médiathèque collaborative a pour but de recommander à chacun des lectures sur ce sujet vaste et complexe.

Puis, nous avons dressé chez Togezer quelques pistes de réflexion en anticipant le prochain numéro du Yakafokon qui aura pour objet : “ Quelles solutions pour après-demain et comment augmenter l’intérêt sociétal de nos entreprises ? “

Ce numéro n’aurait jamais vu le jour sans le travail remarquable de Fabrice, Emma et Sarah, qui en quelques semaines ont réuni ces articles et monté la médiathèque. Bravo à eux !
Également un grand merci à tous les rédacteurs qui ont pris le temps malgré leur quotidien chargé pour écrire des articles de grande qualité ou répondre à nos interviews.

Ce numéro “transpire” les valeurs de Togezer : associativité et collaboration.
C’est le deuxième Yakafokon seulement mais nous en sommes très fiers et cela ouvre de belles perspectives et promet des discussions passionnantes.

C’est un très beau cadeau de Noël en avance !

Bonne lecture et “ bon bout d’an” (comme on dit dans le sud)

Réduire l’eco-empreinte de notre activité

Nous sommes partis à la rencontre d’entrepreneurs dans le voyage aux convictions bien tranchées sur le sujet, ils ont mis en place des actions concrètes dans leur entreprise, pour leurs voyageurs. Nous vous les partageons ici, pour vos donner des idées et également pour en débattre, n’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires pour chaque article.