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L’avenir du réceptif vu par Samy d’EVANEOS

Par Samy Bailly — Evaneos

QUI EST SAMY ?

Samy Bailly est le Directeur d’Evaneos France.

Samy débute sa carrière chez Nouvelles Frontières en 2003 pour lancer les premiers catalogues Randonnée & Trekking et Aventure qui feront voyager jusqu’à 10 000 clients par an. En 2008, il ouvre la première agence Nouvelles Frontière Aventure à Paris.

En 2012, Samy choisit de rejoindre Evaneos comme Head of DMC Community. Pour la plateforme de mise en relation directe entre voyageurs et agences locales réceptives, il est en charge, avec son équipe, de la sélection des Agences réceptives et le suivi des partenariats, de l’animation de leurs ventes et leur mise à disposition d’outils permettant de développer leur activité sur l’ensemble des marchés Evaneos.

En 2017, il prend la direction des marchés francophones d’Evaneos en tant que Country Manager.

SON JOB CHEZ EVANEOS

Sélectionner les meilleures Agences Locales, les faire grandir avec Evaneos. Proposer les meilleures offres et expériences à nos voyageurs. Faire connaître et développer Evaneos sur les marchés francophones. Mais aussi contribuer au développement responsable de notre industrie.
samy@evaneos.com

UN TOC EN PLUS ?

Après y avoir pensé quelques années, j’ai créé en 2017 The Outdoor Connection (TOC), un collectif de passionnés du tourisme outdoor. L’idée est de se réunir, s’inspirer, s’entraider, être à la pointe des nouvelles tendances et prendre du plaisir.

Une quinzaine d’adhérents à ce jour (des agences locales qui se différencient, des agences de voyage qui montent, des communicants qui sortent du lot…) qui se réunissent 4 soirées et un WE par an pour refaire le monde ;), c’est aussi ça que j’aime dans notre métier !

SON TEXTE POUR YAKA FOKON

… Nous sommes en 2030.

Après les Tours Opérateurs dans les années 1980, les Distributeurs dans les années 2000, ce sont les Réceptifs qui ont pris le contrôle du marché.

On les appelle dorénavant des “Agences Locales”, contraction d’Agence de voyage et Réceptif local. Elles sont sorties de l’ombre avec l’Internet (rappelez-vous !), elles ont été mises sous les projecteurs des plateformes comme Evaneos ou Togezer, elles brillent dorénavant de tous leurs feux grâce à leur expertise du terrain et la proximité qu’elles ont réussi à créer avec les voyageurs.

Les voyageurs de 2030 ? Ils sont 1,8 milliards et veulent avant tout voyager différemment… Pas sortir des sentiers battus comme avant. Vraiment faire différent : aller là où personne ne va, là où le tourisme n’a rien changé au cours de la vie locale, là où le tourisme s’est développé de manière respectueuse. Et ce sont souvent ces routes, ces expériences, ces hébergements que l’Agence Locale connaît particulièrement bien.

Mais nos voyageurs ont toujours beaucoup de mal à s’y retrouver. Ils sont exposés à des téra-octets de photos, de vidéos ou de textes (oui, ils lisent encore) sur les réseaux sociaux, les sites inspirationnels ou les agrégateurs d’avis. Ils se noient, malgré les moteurs de recherche multi-critères et autres recommandations personnalisées générées par des algorithmes toujours plus puissants.

Ils ont, plus que jamais, besoin d’experts leur permettant de s’y retrouver, de gagner du temps. Et surtout ne pas se louper, car voyager, c’est aussi des vacances; et des vacances, c’est encore plus précieux qu’avant (les grands voyageurs ne partent plus pour des longs courriers que tous les 3 ans).

En 2030, deux expertises se distinguent nettement :

  1. L’expertise “voyage” (au sens générique du terme) qui permet d’orienter le voyageur vers la destination qui lui correspond parfaitement,

      2. L’expertise “locale” de l’Agence Locale qui permet de construire pour lui, à destination, une expérience inoubliable.

L’expertise “voyage” est la responsabilité de l’agent de voyage (qui peut être un conseiller personnel ou un site inspirationnel) et l’expertise “locale” est celle de l’agent local.

Pour faire bénéficier à tous de son expertise locale, l’Agence Locale a néanmoins dû faire face à deux enjeux majeurs : se faire connaître et s’outiller.

Se faire connaître et s’outiller, c’était l’unique moyen de survivre face aux quelque 90 000 agences locales opérant dans le monde. Et pour y arriver, elles ont eu trois stratégies différentes :

  1. Croître pour atteindre la taille critique permettant d’avoir un site marchand à la pointe du référencement et d’exister sur leur destination (comme Toundra Voyages ou Alainn Tours) : il est dorénavant courant de voir certaines agences accueillir plus de 10 000 clients sur leur destination, plusieurs d’entre elles ont intégré verticalement hébergements et prestataires;

   2. Se fédérer, majoritairement entre agences locales de destinations différentes, pour mettre en commun les moyens nécessaires (comme les groupes Terra, Shanti Travel, Altaï, Akilanka…) : certains groupements sont aujourd’hui présents sur plus de 100 destinations pour des chiffres d’affaires dépassant les 100 millions annuels;

    3. Rejoindre des plateformes apportant référencement B2C (Evaneos, Trace Directe…) ou BtoB (Togezer, Worldia…), outils de travail (relation client, trip planning avant et pendant le voyage, pricing, paiement, pilotage, …) et accompagnement au développement (financement, formation…) mais aussi pour les voyageurs une très forte réassurance en rapport avec les marques et leurs engagements responsables légaux (responsabilité d’agence de voyage, garantie en cas de défaillance mais surtout engagements sur la qualité des agences sélectionnées…).

Mais les grands gagnants de cette évolution majeure du marché ne sont ni les agences locales ni les plateformes. Ce sont les voyageurs et notre planète.

Les voyageurs y ont gagné parce qu’ils accèdent dorénavant à des expériences bien plus qualitatives qu’auparavant, parfaitement adaptées à leurs besoins et bien réelles (exit les visites de villages reconstitués).

Notre planète y a gagné parce que les flux générés par l’industrie du voyage à destination sont dorénavant mieux répartis. Parce que les retombées économiques locales sont désormais bien supérieures : pour 100€ dépensés par un voyageur en 2030, l’OMT évalue dorénavant que 78€ restent à destination, soit le double d’il y a quelques années !


Samy Bailly – Directeur d’Evaneos France

samy@evaneos.com